Les habitués de la retouche assistée par intelligence artificielle connaissent bien Topaz Labs, dont les outils de débruitage et d’agrandissement font référence depuis des années. Bonne nouvelle pour les utilisateurs d’Android : l’éditeur vient de lancer Topaz for Mobile sur le Google Play Store, après une première vie sur iPhone. L’application promet de réparer, agrandir et nettoyer vos photos directement depuis le téléphone. Avant de sortir la carte bleue, voici ce qu’il faut savoir.
Plan de l'article
Une application qui remplace Gigapixel sur mobile #
Comme le rapporte Phototrend dans sa présentation détaillée de l’application, Topaz for Mobile n’arrive pas de nulle part : sur iPhone, elle a pris la place de l’ancienne Gigapixel pour iOS, qui se limitait à l’agrandissement d’images. Les abonnés existants ont été basculés automatiquement, avec le même compte et au même tarif. L’application reprend en réalité l’ensemble des outils de Topaz Image Web, la version navigateur de l’éditeur, dans une interface repensée pour le tactile.
Le principe retenu tranche avec les logiciels bardés de curseurs : plutôt que de choisir un modèle d’IA et d’en ajuster les réglages, on sélectionne un « workflow », une combinaison de traitements préconfigurée pour un objectif précis. Le mode Autopilot choisit même les corrections tout seul. Au menu : agrandissement en deux variantes (« Creative » et « Realism »), restauration de photos anciennes, récupération des visages, défloutage, colorisation, détourage ou correction de l’éclairage.
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Un détail qui compte : tout passe par les serveurs #
Précision importante pour qui surveille son forfait data ou tient à la confidentialité de ses images : les traitements ne sont pas effectués sur le téléphone, mais sur les serveurs de Topaz. Il faut donc une connexion pour travailler, et accepter d’envoyer ses fichiers chez l’éditeur. Côté formats, l’application accepte PNG, JPEG, WEBP, TIFF et HEIC, mais pas les fichiers RAW : elle vise d’abord les photos de smartphone, les scans et les images déjà développées, pas le flux de travail d’un hybride expert.
Autre limite à connaître avant de s’abonner : la formule d’entrée plafonne les exports à 32 mégapixels. C’est paradoxal pour une application dont l’agrandissement est l’un des arguments phares, alors que nombre de smartphones récents produisent déjà des fichiers de 48 ou 50 mégapixels. Pour monter jusqu’à 256 mégapixels, il faut passer à la formule Pro.
Des tarifs à bien décortiquer
Le téléchargement est gratuit sur l’App Store comme sur le Google Play Store, mais aucun traitement n’est possible sans abonnement. Selon les tarifs relevés par Phototrend, la formule Personal revient à environ 16 € par mois (19 $), ou 15 € par mois avec un engagement annuel (17 $), avec traitements illimités, accès à la version web et deux traitements simultanés. La formule Pro grimpe à environ 51 € par mois (59 $), ou 43 € par mois en annuel (50 $), avec exports jusqu’à 256 mégapixels, huit traitements simultanés et usage commercial complet.
Une promotion est actuellement affichée sur le site officiel de Topaz Labs : l’offre d’entrée y descend à environ 10 € par mois (12 $) et l’offre Pro à environ 30 € par mois (35 $). Attention tout de même : Topaz facture en dollars, le montant réellement débité dépendra donc du taux de change et des frais éventuels de votre banque. Les abonnés à la formule Topaz Studio, facturée environ 345 € par an (399 $), disposent déjà de l’application mobile sans surcoût.
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Un lancement sous pavillon Adobe #
Ce lancement sur Android intervient dans un contexte particulier : Topaz Labs appartient désormais à Adobe. L’accord, annoncé en juin, a été finalisé le 23 septembre 2026 pour un montant estimé à 340 millions de dollars. Adobe s’est engagé à conserver Topaz comme marque indépendante, avec des applications vendues séparément de Creative Cloud, et intègre en parallèle les modèles de Topaz à Photoshop et Firefly. L’arrivée de l’application sur Android montre que la feuille de route se poursuit, même si rien ne garantit, à long terme, le maintien de chaque produit ni la stabilité des tarifs.
Notre verdict d’acheteur malin
Si vous retouchez occasionnellement des photos de famille, de brocante ou de vente en ligne, l’abonnement mensuel hors promotion paraît difficile à justifier face aux outils gratuits intégrés aux smartphones. En revanche, pour restaurer un lot de photos anciennes numérisées ou sauver des images floues irremplaçables, un mois d’abonnement au tarif promotionnel peut constituer une opération ponctuelle rentable, à résilier ensuite. Comme toujours, le bon achat est celui qui correspond à un besoin réel : testez le rendu sur vos propres images pendant un mois avant tout engagement annuel.




