Sony ressort de ses archives l’un de ses objets les plus reconnaissables. Le MDR-3R reprend le dessin du petit casque livré en 1979 avec le tout premier Walkman, le TPS-L2, mais remplace la prise mini-jack par un connecteur USB-C. Annoncé cette semaine, il est attendu en France en novembre à 70 euros. Avant de craquer pour ce clin d’œil rétro, mieux vaut savoir précisément ce qu’il offre, et ce qu’il n’offre pas.
Plan de l'article
Le design de 1979, la prise de 2026 #
Le principe est simple : garder la silhouette, changer la connectique. Selon le Journal du Geek, le MDR-3R conserve des haut-parleurs de 23 millimètres, comme le modèle d’origine, avec une restitution retravaillée pour coller davantage aux goûts actuels. Le casque reste ouvert et supra-auriculaire, avec ses coussinets en mousse posés sur les oreilles.
Mac4Ever précise de son côté un poids plume de 38 grammes, un arceau en aluminium flexible et des dimensions reprises de l’original. Deux paires de coussinets sont fournies dans la boîte, l’une orange, l’autre bleue, pour retrouver le look de l’époque ou opter pour une version plus discrète.
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Filaire, sans batterie ni Bluetooth #
C’est l’argument central, et aussi sa principale limite. Le MDR-3R ne se connecte pas sans fil : on le branche sur la prise USB-C d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur, et il fonctionne aussitôt. Pas d’appairage, pas de batterie à recharger, pas d’application à installer. Une télécommande intégrée au câble, avec micro, permet de gérer la lecture, le volume et les appels.
Pour qui en a assez des écouteurs à recharger chaque soir ou des connexions Bluetooth capricieuses, la formule a un vrai charme. Elle a aussi une contrepartie : le câble est fixe. S’il s’abîme, c’est tout le casque qui est concerné. Et aucun cordon mini-jack n’est prévu, ce qui exclut les baladeurs, chaînes hi-fi ou consoles qui n’ont que cette prise.
Vérifiez la compatibilité de votre appareil
Un casque USB-C a besoin d’un port capable de transmettre l’audio. C’est le cas de la grande majorité des smartphones Android récents, des iPhone équipés de l’USB-C et de la plupart des ordinateurs portables actuels. Sur un appareil plus ancien encore en Lightning ou en micro-USB, il faudra passer par un adaptateur, avec les aléas que cela suppose. Le plus simple reste de tester le casque en magasin avec son propre téléphone si l’occasion se présente.
Pour qui ce casque a-t-il du sens ? #
Un casque ouvert laisse passer les sons extérieurs, et le MDR-3R n’a pas de réduction de bruit active. Dans le métro ou en open space, vous entendrez votre environnement, et votre voisin entendra probablement un peu votre musique. Ce n’est donc pas l’outil idéal pour s’isoler pendant un long trajet.
Il trouve en revanche sa place dans d’autres usages : écoute à la maison, au bureau calme, marche en ville où rester attentif à ce qui se passe autour est un avantage, ou encore visioconférences grâce au micro intégré. Sa légèreté le rend aussi agréable à porter longtemps, bien plus que la plupart des casques fermés à réduction de bruit.
Le prix face aux alternatives
À 70 euros, le MDR-3R se situe dans une gamme où l’on trouve aussi des écouteurs sans fil d’entrée et de milieu de gamme, souvent avec réduction de bruit. Le choix se fera donc moins sur la fiche technique que sur l’usage et le style. Ceux qui veulent un casque simple, léger, sans entretien, et qui apprécient le clin d’œil au Walkman, y trouveront leur compte. Ceux qui cherchent l’isolation et la liberté du sans-fil auront intérêt à regarder ailleurs.
Pour les nostalgiques et les fans, une édition « Stranger Things » est également annoncée à 80 euros, avec des coussinets rouges et noirs, le logo de la série gravé sur l’arceau et un emballage spécifique. Un supplément de dix euros qui relève surtout du plaisir de collection.
Un geste du côté de l’emballage #
Sony met aussi en avant la composition du produit : le Journal du Geek indique qu’environ 25 % de plastique recyclé entrent dans sa fabrication, et que l’emballage est dépourvu de plastique. Un détail qui ne change pas l’écoute, mais qui compte pour une partie des acheteurs.
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Notre avis avant l’achat #
Le MDR-3R n’est pas un casque de performance, et Sony ne le présente pas comme tel. C’est un objet d’usage simple et d’attachement, qui mise sur le retour d’un design culte et sur la praticité du branchement direct. Si vous l’achetez, faites-le pour ce qu’il est : léger, sans batterie, sans réglage, au son ouvert. Avec les promotions de fin d’année qui approchent, il peut aussi être intéressant de surveiller son prix chez plusieurs revendeurs avant de commander, les premiers tarifs affichés en France tournant déjà autour du prix conseillé.




